Réunion publique
du collectif de défense de la maternité de Rethel

12 mars 2010
Résumé de l'intervention de Michèle Leflon

L'Arbre de vie qui fera reculer le désert sanitaire...
Tout d'abord, j'apporte le soutien du collectif de défense de l'hôpital de Charleville Mézières.
Il ne s'agit pas à Charleville de faits aussi voyants qu'à Rethel, mais il y a aussi des suppressions de lits, une centaine de suppression d'emplois programmés et les conséquences d'une même politique, alors que comme l'a expliqué Jean Claude Marx au nom de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité, des solutions existent pour financer la santé, les hôpitaux et il s'agit là d'un choix de société.
La mise en avant de la sécurité n'est qu'un prétexte utilisé pour faire peur : il faut rappeler que l'accouchement est un événement physiologique ; la mortalité maternelle et infantile qui existait historiquement, a quasiment disparu avec l'application de méthodes simples, appliquées dans toutes les maternités ; la classification en maternité de niveau 1 (les maternités de proximité), 2 (comme à Charleville Mézières) et 3 est précisément là pour tous les cas où l'on peut anticiper un risque accru.
Et même en l'absence de pédiatre, les professionnels sur place sont formés à la réanimation urgente des nouveaux nés.
Une véritable réflexion sur le rapport bénéfice/risque est en faveur du maintien de maternité de proximité, que ce soit en minimisant le risque d'accouchements sur le trajet, en facilitant les consultations pour des signes minimes qui peuvent être annonciateurs d'évènements graves, et tout simplement en diminuant le stress des mamans, délétère.
Au total, la qualité, c'est la proximité et non une usine à bébé !
Les seuils de nombre d'accouchements, comme les seuils d'actes chirurgicaux ne sont là que pour transformer les soins en des gestes monnayables avec un cahier des charges, bref à aller vers une marchandisation de la santé, alors que les soins doivent rester non standardisés, car adaptés à chacun. Le fait que les seuils soient par hôpital et non par professionnel de santé montre d'ailleurs bien que le but est de fermer les petites structures.
La fermeture de la maternité de Rethel a été mis en balance avec la fermeture du bloc opératoire dans un véritable chantage, mais l'histoire de l'hôpital de Vouziers en montre la perversité : on y a fermé la maternité, ce qui a facilité le fait qu'il n'y ait plus d'anesthésiste de garde et plus d'urgences chirurgicales la nuit, puis on a fermé le bloc opératoire !
La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité

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