Mise en garde à vue de 4 FBMA

HONTEUX - REVOLTANT
NE PAS LAISSER FAIRE

Hier, 4 Travailleurs de FBMA (3 licenciés et le nouveau secrétaire du Comité d’Entreprise), 4 pères de familles, ont été convoqués au Commissariat de Police, puis placés en garde à vue, pour une audience du tribunal relative au redressement judiciaire de leur entreprise le Mercredi 17 Janvier, soit 4 mois après ! Ils vont être traînés  -  comme des bandits de grands chemins  -   devant les tribunaux prochainement. Il appartiendra désormais à la justice de décider de leur sort.  

Les communistes et leurs élus réaffirment leur total soutien et leur entière solidarité aux 4 FBMA. Ont-ils brûlé des voitures ? NON. Ont-il cassé des abri-bus ? NON. Ont-ils « caillaissé » des sapeurs pompiers ? NON. Ont-ils mis le feu dans des caves d’immeubles ? NON. Ont-ils tué, volé ? NON. Ont-ils détourné de l’argent ? NON.

Ont-ils été licenciés, virés de leur entreprise comme des chiens ? OUI. Ont-ils bénéficié d’un plan social ? NON. Sont-ils au chômage ? OUI. Eux-mêmes et leur famille sont-ils plongés dans l’angoisse du lendemain ? OUI. Leur vie, comme celles de ceux qui se retrouvent au chômage est-elle brisée ? OUI.

Les accusations mensongères proférées contre eux ce Mercredi 17 Janvier 2007,  les faux témoins (policiers en civils ?), qui servent d’accusation, ressemblent plus à une opération orchestrée, une manipulation politique, avec la volonté de « casser » de l’ouvrier. Aucune preuve n’a été apportée vis-à-vis des faits qui leur sont reprochés par la police et la direction FBMA. Les pseudos accusations policières et la suite qui leur est donnée sont disproportionnés. Et, comme si cela ne suffisait pas, Ils ont été traités comme des terroristes ! Pour humilier encore un peu plus ces 3 chômeurs et cet ouvrier, ces 4 pères de familles on les a obligé à se dénuder au Commissariat. Pensez-donc, des fois qu’ils cachent une bombe… Une fois rhabillés, on leur a mis la plaque numérotée devant et ont les a pris en photo, comme des malfaiteurs.

Nous n’avons pas pour habitude de dénigrer la police. Mais trop, c’est trop. Comme nous le disent depuis ce matin de nombreux bragards, et comme le pensent des milliers d’autres, la police avait sûrement mieux à faire, de beaucoup plus utile à faire à SAINT-DIZIER que de s’en prendre à 3 chômeurs et à un travailleur, à 4 pères de familles.
En fait, voilà les premières mesures du tout nouveau président SARKOZY. Il s’agit de briser tout ce qui ose résister à la loi du fric qui broie l’Etre Humain. Il s’agit de casser toute résistance au grand patronat qui licencie sans vergogne, qui dilapide l’argent public sans être inquiété, qui jette à la rue des travailleurs en se moquant des conséquences sociales.

Il n’est pas loin le temps d’une campagne électorale présidentielle où le candidat SARKOZY parlait des « patrons-voyous ». Deux poids, deux mesures : aujourd’hui, l’ancien patron de MANATHAN -  usine relais financée par les fonds publics (la ville de SAINT-DIZIER entre autres, donc l’argent des contribuables) a laissé une ardoise de 4 millions d’euros, provoquant la liquidation de l’usine, et jetant à la rue plus de 80 salariés, sans aucun « plan social ». Ce monsieur  -  sans être inquiété  - continue de « couler des jours heureux et dorés (à l’étranger ?). Malgré la demande des Conseillers Municipaux communistes lors du dernier conseil municipal, F. CORNULT GENTILLE  - à la botte du MEDEF  -  a refusé que la ville de SAINT-DIZIER porte plainte pour savoir ce qui s’est passé dans cette entreprise et pour savoir où est passé l’argent des contribuables bragards.

En fait, au travers de la répression contre les FBMA, il s’agit de « mater » toute résistance syndicale CGT. La répression anti-ouvrière, anti-syndicale, anti-CGT vient de recevoir une première application à SAINT-DIZIER.

L’heure est à la riposte populaire. Nous appelons les bragards à se tenir prêts à se mobiliser pour soutenir les 4 FBMA et à leur exprimer leur solidarité. Nous leur réaffirmons notre total soutien et notre entière solidarité. Et nous osons l’écrire. Le drame humain social que vivent les FBMA et leurs familles mérite du respect, de la dignité, mérite un traitement social. La journée d’hier a été moralement une épreuve de plus infligée à ces ETRES HUMAINS, dont le seul tort aura été de ne pas accepter leur licenciement. Apparemment, c’est désormais considéré comme un crime à SAINT-DIZIER ! Les FBMA ne méritent pas la féroce répression dont ils sont victimes. FOUTEZ-LEUR LA PAIX ! Nous demandons que les plaintes contre eux soient retirées !

La section de St Dizier du P.C.F
Marcelle FONTAINE
Jean Claude DAMMEREY
Christian LASSON
Jean Luc BOUZON