Confusion politicienne

Tous les Ardennais ont à cœur de défendre notre département et d'exiger des moyens nouveaux de la part de l'Etat, pour faire face à la crise économique et sociale qui nous frappe. Mais la mobilisation, pour être pleinement efficace, ne peut faire l'économie d'une véritable réflexion sur les responsabilités dans la situation actuelle. Si on s'accorde pour reconnaître qu'il n'y a aucune fatalité dans la fermeture de plusieurs entreprises, qui dépendent de la filière automobile, et qu'une autre politique est possible, il faut alors pointer du doigt les responsables de ce déclin programmé.

Notre analyse nous porte à dire que, patronat et gouvernement, sont par leur politique de casse industrielle, les vrais artisans de l'hécatombe ardennaise. On peut prendre les exemples de Thomé Génot, Glaverbel, Bellevret ou Vistéon (des centaines d'emplois en moins), à chaque fois revient comme une litanie les mêmes méfaits de patrons voyous. Pillage de fonds, délocalisations de productions, absence d'investissements productifs, pouvoir d'achat des salariés en berne…….. Pour ceux qui partagent cette analyse, et nous savons qu'ils sont nombreux chez les salariés, il est utile de mettre un nom sur ceux qui favorisent cette gestion patronale et deviennent les promoteurs politiques de cette casse. Dans les Ardennes, ils ont pour noms, les parlementaires, Warsmann, Poletti ou Huré et tous ceux qui approuvent la gestion du gouvernement de droite où sévissent les Sarkozy, Villepin et consorts. Il est dans ce contexte, ambigu d'appeler à l'union sacrée de tous les élus ardennais pour défendre l'emploi, comme vient de le faire l'association UNIMAIR qui regroupe des élus de gauche. Cela, d'autant que les autres associations d'élus, comme celle des élus communistes et républicains, n'ont pas été contactées. Résultat, on retrouve devant l'Elysée, un parlementaire UMP, des maires PS et de droite. Cette confusion ne rend pas service à la lutte des Ardennais pour la réindustrialisation et mélange les genres entre défenseurs de l'emploi et casseurs.

Les élus communistes appellent, pour leur part, à la mise en œuvre d'une autre politique industrielle empêchant les délocalisations sauvages et donnant des pouvoirs nouveaux aux salariés dans la gestion des entreprises. Cela passe, par l'élection d'une majorité de gauche antilibérale.

Le bureau départemental de l'Association des élus communistes et républicains